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François 1er à Amboise
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RÉSUME |
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Les Valois
gouvernent la France de 1328 à 1589, de Philippe VI à Henri III.
Branche cadette des Capétiens, elle se subdivise elle-même en
Valois-Orléans avec Louis XII et en Valois-Angoulême avec
François 1er et ses descendants.
La période de
règne de cette dynastie correspond à une époque historique
pleine de contrastes, avec ses moments de crises profondes durant
lesquelles l'existence même du royaume est menacée. Les Valois
connaissent trois grands conflits que sont la Guerre de Cent Ans,
les Guerres d'Italie et les Guerres de Religion. Le premier naît
de l'avènement sur le trône de Philippe VI contesté par le roi
d'Angleterre. Le second est justifié par les prétentions
françaises sur des territoires italiens. Le troisième est une
conséquence de l'expansion des idées réformistes qui trouvent
une opposition catholique déterminée.
Mais les Valois connaissent
également des moments fastes, et notamment la première moitié
du XVIème siècle, qui laissent les arts s'épanouir en
s'imprégnant des influences renaissantes venant d'Italie. En ce
domaine, les rois de cette dynastie sont de vrais mécènes.
Un pays unifié,
avec un pouvoir royal centralisé fort, avec une conscience de
chacun d'appartenir à une même nation (par opposition aux
multiples pouvoir régionaux et indépendants du Moyen Age), tels
ont été les objectifs des rois de la dynastie des Valois. |
SOMMAIRE
La
période de construction (1328-1494)
La période faste (1494-1559)
La période
trouble (1559-1598)
La période de règne des rois Valois peut se
découper en trois périodes :
|
La
période de constitution d'un territoire unifié et d'un pouvoir
royal fort |
1328-1494 |
Philippe
VI, Jean II le Bon, Charles V, Charles VI, Charles VII, Louis XI |
|
L'époque
fastueuse avec le développement des arts et des idées |
1494-1559 |
Charles
VIII, Louis XII, François 1er, Henri II |
|
La
périodes des troubles intérieurs |
1559-1598 |
François
II, Charles IX, Henri III |
Nous allons suivre ce découpage pour
découvrir comment ces rois ont gouverné la France, depuis le Moyen-age
finissant jusqu'au abords de l'absolutisme.
La
période de construction (1328-1494)
L'avènement
sur le trône de Philippe VI, outre les discordes qu'il soulève, marque
une différence avec les règnes précédents. En effet, ce dernier
redonne une force au pouvoir royal, à travers un appareil de justice
royale qui s'affirme, à travers la constitution d'une armée efficace
(Philippe VI rêve d'une nouvelle croisade) et à travers l'appui des
grands seigneurs.
Le
litige sur la détention de la Guyenne déclenche ce long conflit entre
l'Angleterre et la France qu'est la
Guerre de Cent Ans. Il met la
monarchie en difficulté. En effet, au lendemain de la défaite de Crécy
en 1346, Philippe VI doit réunir les trois états, fort de son habitude
de consulter régulièrement les notables. Cette procédure est renouvelée
dix ans plus tard suite à la défaite de Poitiers. le changement réside
dans le fait que le roi Jean II le Bon est prisonnier des anglais. Les États
Généraux souhaitent décider eux-mêmes de la levée des impôts et de la
nomination des personnes constituant le Conseil du roi. En un mot, ils
veulent le pouvoir.
Charles
V s'oppose à cette mainmise. Ses initiatives financières, le
redressement militaire dû à son connétable Du Guesclin, rétablit son
autorité royale. Mais ce pouvoir est encore chahuté sous le règne de
Charles VI. Ce dernier sombre dans la folie en 1392, à l'âge de vingt
quatre ans. Après les soulèvements de Paris, la lutte entre les
Armagnacs et les Bourguignons, les rivalités autour du roi pour le
pouvoir, le pire est atteint avec la défaite d'Azincourt en 1415 et le
traité de Troyes en découlant qui unit en un seul royaume la France et
l'Angleterre avec le jeune roi anglais Henri IV.

Le
futur roi Charles VII, dont le titre de dauphin est contesté, réfute ce
traité et, avec l'aide de Jeanne d'Arc, reconquiert le trône. Il créé
une armée permanente et opère une modernisation de l'administration
financière.
Louis XI accélère ce redressement. Un contexte de paix, tant au-delà des
frontières qu'en France, l 'aide
grandement. Un accroissement démographique s'accompagne d'un accroissement
économique. Louis XI encourage le développement des foires et la création
de manufactures. Il force l'obéissance des seigneurs et rétablit
l'autorité du roi sur l'église. Il combat les Bourguignons, Charles le
Téméraire et rajoute au territoire français la Bourgogne, la Picardie,
l'Artois, la Franche-Comté et la Provence. A sa mort, il peut se vanter
d'avoir construit un état centralisé, le plus important du monde chrétien.
La
période faste (1494-1559)
A
partir du règne de
Charles VIII, e jusqu'à celui d'Henri II, la France
s'engage une suite de
guerres qui se déroulent principalement en Italie.
Celles-ci trouvent prétexte dans la revendication de droits à faire
valoir. Pour Charles VIII, il estime avoir des droits sur Naples par son
ancêtre Charles d'Anjou.
Louis XII revendique le Milanais de par ses
liens familiaux avec Valentine Visconti (sa grand-mère).
François 1er
reprend ces revendications lorsqu'il veut affronter
Charles Quint pour le
titre d'empereur.
Ses
guerres font connaître des moments de victoire mais aussi des défaites.
Les principaux champs de bataille sont :
| 1495 |
Fornoue |
| 1509 |
Agnadel |
| 1512 |
Ravenne |
| 1513 |
Novare |
| 1515 |
Marignan |
| 1525 |
Pavie |
| 1544 |
Cerisoles |
| 1552 |
Sienne |
| 1552 |
Metz |
| 1557 |
Saint
Quentin |
Finalement,
par le traité de Cateau-Cambrésis, la France doit renoncer à ses
prétentions italiennes. Seul les évêchés de Metz, Toul et Verdun sont
rattachés à la France.
A
l'intérieur du pays, de Charles VIII à Henri II, la principale
préoccupation pour les rois est de mettre en
place un monarchie centralisée forte. La France poursuit son unification
et rattachant les terres du connétable de bourgogne et la Bretagne. Cette
unification se fait également au niveau linguistique, la langue d'oïl se
propageant vers le sud du pays et le français devenant langue obligatoire
pour tous les actes de justice en 1539. Le
XVIème siècle, dans ses trente premières années, est une période
économique favorable pour la France. Le commerce s'accroît avec le
développement des foires et le roi continue d'encourager l'installation
de manufactures, principalement dans le textile et la verrerie. De même
favorise-t-il les expéditions vers le nouveau monde.
Cette
première moitié du XVIème est l'époque privilégiée de
l'épanouissement de la Renaissance. Les rois de cette période, de par
leurs expéditions en Italie, s'inspire des arts de ce pays, ramenant en
France des artistes italiens. La Cour s'entoure de nombreux hommes
d'écriture. L'architecture délaissent les lignes féodales pour
privilégier les nouvelles normes architecturales.
La
période trouble (1559-1598)
1559,
une année où tout bascule.
Henri II meurt accidentellement suite à un
tournoi. La Réforme est de plus
en plus implantée en France, notamment chez les grands seigneurs.
François II,
jeune roi malade qui disparait prématurément et
Charles IX qui
lui succède, et qui meurt jeune de la tuberculose, n'ont réussi à apaiser
le pays. La
tolérance qui existait auparavant laisse place à l'intransigeance des
groupuscules qui s'arment. Huit
guerres de religion vont se succéder.
Catherine de Médicis, et son chancelier Michel de l'Hospital, tentent dans
trois édits une conciliation avec les réformés :
| 1563 |
Édit
d'Amboise |
| 1568 |
Édit de
Longjumeau |
| 1570 |
Édit de
Saint germain |
Hélas
elle réussit pas à rétablir la paix intérieure et son attitude se
radicalise. Si l'amiral de Coligny, réformé, a une influence
grandissante sur le roi, la famille des Guises conduit l'opposition
catholique. La violence est partout, dans son expression la plus tragique
lors du massacre de la Saint Barthélemy le 24 août 1572.
Henri
III tente de pacifier le pays. Il signe la paix de Bergerac en 1577. Mais
la mort du duc d'Anjou, successeur présumé, en 1584, pose le problème
de désigner celui qui sera roi après Henri III. En effet ce dernier n'a
pas d'héritier. Ainsi Henri de Navarre est-il le candidat ayant le lien
parental le plus proche, mais il est protestant. En face de lui se
trouvent les candidats catholiques : Philippe II d'Espagne, le duc de
Lorraine, Charles III et Henri de Guise. Les États Généraux sont
favorables à ce dernier mais il meurt assassiné, sur ordre du roi, le 23
décembre 1588.
Avant
de mourir, Catherine de Médicis demande et favorise la réconciliation
entre Henri III et Henri de Navarre qui vont tous deux tenter de
contrecarrer la résistance des ligueurs parisiens. Coup
de théâtre, Henri III meurt, assassiné, le 1er août 1589.
Ainsi
s'éteint la dynastie des Valois qui a
contribué, au travers de ses treize rois, à former un état français
doté d'un pouvoir royal fort qui fait de la France un pays puissant en
Europe, et d'une unification de son territoire suite aux différents
rattachements, influant une réelle conscience d'appartenir à une même
communauté.
L
Tableau
généalogique des rois Valois
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