| Imprimer | Ajouter aux favoris |
|
|
Josquin des Prés Vers 1440 - 1521 (ou 1524) |
||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
S'il est du temps des humanistes, Josquin des Prés a aussi le goût du sacré. Il aborde nombre de genres comme les messes, les motets ou les chansons, y laissant une empreinte importante. Il inspirera les musiciens tout au long du XVIème siècle.
En 1459, il obtient le titre de "biscantor" à la maîtrise du Dôme de Milan. Ce titre étant donné uniquement à des chanteurs majeurs, cela met sa date de naissance au début des années 1440. En 1473, il est au service du duc Galéazzo Maria Sforza. Il écrit un livre de musique en 1475 pour son protecteur. En 1480, il est au service du cardinal Ascanio Sforza, le frère de Ludovic le More. A partir de 1486, et jusqu'en 1494, il est le chantre du pape. Il fait de brefs séjours à la Cour de Lorraine en 1493 et à la Cour de France. Il est maître de chapelle du duc de Ferrare à qui il dédit son Miserere. Par la suite il travaille pour Louis XII, mais il est impossible de savoir s'il a été maître de chapelle à la Cour de France. On peut citer les compositions pour Louis XII : le motet Memor esto verbi tui, les chansons Vive le roy, Adieu mes amours et Ludovici Regis Franciae iocosa cantio. Après de décès de Louis XII, il lui est donné le canonicat de Saint Quentin qu'il garde peu de temps. On le retrouve aux Pays-Bas en 1507. L'empereur Maximilien 1er lui attribue le prieuré de l'église Notre Dame de Condé. Il meurt à Condé sur Escaut.
Josquin est plus réputé que les autres musiciens. Bon nombre d'entre eux seront inspiré par celui-ci. Ronsard parle de Mouton, Willaert, Richafort, Janequin, Maillard, de Sermisy, Certon et Arcadelt. Martin Luther dit de Josquin :
Bartoli dit :
Josquin maîtrise toutes les facettes du contrepoint et modifie certains principes inspirés de l'Ars Nova du XIVème siècle. Il utilise les augmentations, les diminutions, les récurrences, le canon à l'écrevisse et tout cela avec aisance. Cela donne une impression d'équilibre et de facilité.
Josquin écrit une vingtaine de messes, une centaine de motets et près de soixante-dix chansons. Tout d'abord édité par Ottaviano dei Petrucci, le premier éditeur de l'histoire, il le sera ensuite par John Otto en 1539, Kreisten, Susato, Du Chemin, Le Roy et Ballard après 1540. La plupart de ses messes sont basées sur le cantus firmus profane. Pour les autres, il en assouplit l'usage en répartissant avec plus d'équilibre les différentes voix. L'opposition des groupes de voix aère cette polyphonie. Les messes les plus connues, construites sur le principe du cantus firmus profane sont :
Josquin a également publié des messes basées sur le cantus liturgique :
La plus connue de ses messes est la messe Pange lingua, publiée en 1539 à Nuremberg.
Josquin, s'inspirant de l'écriture à quatre voix et des thèmes issus du plain-chant, enrichit le motet apportant de la liberté et de l'indépendance dans le jeu des imitations. Il ajoute des voix pour en atteindre le nombre de dix huit dans le Lugebat David. Le plus abouti des motets est le Miserere à cinq voix,. Josquin a écit des motets pour illustrer les textes évangéliques comme le In Principio Erat Verbum, le Liber Generationis Jesu Christi ou le In Illo Tempore Stetit Jesus. Il publie également des motets dédiés à la Vierge comme l'Ave Maria, le Salve Regina, l'O Virgo Prudentissima, le Virgo del Genetrix, le Benedicta es Coelorum Regina, le Stabat Mater Dolorosa. Josquin écrit des chansons à trois voix, dans la ligne de celles qui se font au XVème siècle, puis des chansons à quatre ou cinq ou six voix, proches des motets. Elles comprennent parfois un accompagnement musical, mais le style A Capella est important. Le canon est privilégié pour les chansons à plus de quatre voix, telle la chanson Baisies Moy qui est constituée de deux groupes de trois voix, chaque voix du premier trouvant son écho dans le second. Le texte des chansons est celui des poésies amoureuses du XVIème siècle.
Chansons
de Josquin des Près
Mille regretz de vous abandonner C'est une chanson polyphonique à quatre voix, écrite dans le
mode
de mi, publiée par Pierre Attaignant à Paris en 1533.
Extraits
des oeuvres de Josquin des Près Ces
extraits de musiques proviennent des sites :
Extrait commenté
|
|
(c) 29/06/2003 - association Animation Renaissance Amboise |
|
|