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Pierre de Ronsard Couture-sur-Loir,
11 Septembre 1524
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Pierre de Ronsard est né au château de la Possonnière (achevé en 1515 par son père) à Couture-sur-Loir (qui se situe près de Vendôme) en septembre 1524. Il est le fils et sixième enfant de Louys de Ronsard - chevalier et maître d'hôtel des enfants de France (1) - et de Jeanne Chaudrier. (1) Louys de Ronsard accompagna les enfants de François 1er lors de leur captivité en Espagne en qualité de maître d'hôtel La Possonnière Son père l'inscrit - au cours de l'année 1533 - au collège de Navarre. Mais ses résultats étant toujours aussi catastrophiques au bout de six mois, son père fit jouer ses relations pour le faire entrer - à l'âge de douze ans - comme page à la cour de France auprès de nombreux personnages de l'aristocratie. Il prend en premier lieu son service auprès du dauphin François qui meurt trois jour plus tard - il assistera d'ailleurs, en compagnie de son père, au décès et à l'autopsie du dauphin - puis auprès de Charles d'Orléans (le troisième fils de François 1er) puis de sa sœur Madeleine de France, épouse du souverain Jacques Stuart. Quelques temps plus tard, il la suit en Écosse. Malheureusement, elle meurt peu après de phtisie en mars 1537. Il reste encore un peu en Écosse puis prend le chemin du retour vers la France en passant par l'Allemagne - où il séjournera, en 1540, pendant trois mois, chez son cousin humaniste et diplomate Lazare de Baïf et assistera en sa compagnie à la diète de Haguenau - et la Flandre pour arriver en Alsace où il y sera fait écuyer. Des desseins militaires se profilaient pour son avenir. Mais atteint d'otite chronique, il en ressort non sans séquelles. Devenu à moitié sourd, il est obligé de réfléchir à sa nouvelle carrière. En effet, son handicap lui interdit un métier en rapport avec les armes. De retour à la Possonnière, il fait la connaissance de Paul Duc qui lui fera découvrir Virgile et Horace. C'est là que Ronsard commence à imiter, certes sans grande réussite, ces deux hommes illustres en écrivant des vers en latin. C'est ainsi qu'il décide de tenter d'écrire en français, et ce malgré la volonté de son père qui voudrait l'inscrire à l'université de Paris au cours de la faculté de décrets. En 1543, Pierre de Ronsard et son père séjournent quelques temps au Mans lors des obsèques de Guillaume du Bellay. En mars, il reçoit la tonsure de clerc (il ne sera cependant jamais prêtre) afin de pouvoir percevoir une source de revenu, celui des ecclésiastiques. C'est à cette occasion que Ronsard rencontre pour la première fois Jacques Peletier du Mans, le secrétaire de l'évêque René du Bellay. Il est bon à rappeler qu'à cette époque, une inflation de la vie courante fut telle que - entre l'avènement de François 1er et le règne de Charles IX - le coût de toute chose avait été multiplié par six ! Les moyens pour la petite noblesse dont fait parti Ronsard et les futurs membres de la Pléiade de trouver de quoi vivre est de trois types : les bénéfices ecclésiastiques, l'achat d'offices ou bien l'armée. L'année suivante, en 1544, le père de Ronsard décède. Il décide alors de partir chez Lazare de Baïf. C'est ce dernier qui arrivera à le convaincre de suivre - accompagné d'Antoine de Baïf - les cours de grecs dispensés par Daurat (ou Dorat). Puis, en 1545, c'est au tour de la mère de Ronsard de s'éteindre. Peu de temps après, il fait la rencontre de Cassandre Salviati à Blois. Cette dernière épousera en 1546, Jean de Peigné, seigneur de Pray. Entre temps, Ronsard devient admiratif des oeuvres littéraires de Clément Marot et se donne comme défi de devenir l'égal de ce dernier en réalisant la version française des Odes Épicuriennes d'Horace. Cette même année, il demande l'avis à Jacques Peletier du Mans sur ses essais d'odes horaciennes. Ses débuts sont prometteurs. D'ailleurs, la première ode parue de Ronsard intitulée L'Ode à Peletier du Mans se trouve dans l'ouvrage de cet ami en 1547. Puis, en 1547, il descend à Paris, au collège de Coqueret. Il y suit alors - et ce pendant plus de cinq ans - l'enseignement de Jean Dinemandi dit Dorat, poète et humaniste mais aussi le principal du collège. C'est là qu'il trouvera tous ceux qui formeront avec lui la Brigade puis - par la suite - la Pléiade. Il s'agit de Joachim du Bellay, Etienne Jodelle, Jacques Peletier du Mans, Pontus de Tyard, Dorat, Jean Antoine de Baïf et Rémi Belleau. Il se retrouve très vite le premier de son école. Rien n'aurait pu laisser prévoir quelques années plus tôt son talent pour les lettres et la poésie. Cette année, c'est aussi la disparition de Lazare de Baïf.
Ronsard est alors surnommé le "prince des poètes" (entre 1550 et 1558) et reste très attaché à son Vendômois natal. C'est alors que lui sont attribué une aumônerie ainsi qu'un canonicat. En 1551, commence quelques discussions houleuses à la Cour entre partisans de Ronsard et de Mellin de Saint-Gelais. En 1552, Ronsard côtoie les proches du roi : Marguerite - sa sœur, Jean de Morel - son maître d'hôtel, Jean de Brinon, son conseiller, Michel de l'Hospital, son futur chancelier. Son ouvrage Les Amours est publié avec le Cinquième livre des Odes (dans lequel on retrouve l'Ode à Michel de l'Hospital ainsi qu'une dizaine de pièces polyphoniques de quatre auteurs différents: Jannequin, Certon, Goudimel et Muret).
1553, la Brigade fête le succès de la Cléopâtre captive de Jodelle. Michel de l'Hospital arrive, non sans effort, réussi à réconcilier Ronsard et Mellin de Saint-Gelais. A l'automne, arrive l'épidémie de peste sur Paris. Ronsard quitte alors précipitamment cette ville pour une cure dans la région de Meaux.
Dès lors, les guerres de religions éclatent entraînant de nombreux massacres et assassinats entre protestants et catholiques dont Ronsard prendra parti. A travers ses oeuvres des Discours de la Misère de ce Temps (en 1562-1563) et de la Remontrance au Peuple de France, il exprime ses idées en faveur de la politique royale lutte contre les huguenots. Mais ce n'était pas pour plaire à tout le monde. En réponse à de nombreux avis contraire au sien, il écrira ses Réponses aux injures. C'est en 1572 qu'il se met à écrire son oeuvre La Franciade, épopée pompeuse dont il n'écrira que les quatre premiers chants sur les douze prévus au départ. Mais le poète perd tout inspiration à la mort de Charles IX auquel l'œuvre était dédiée. Le nouveau roi Henri III laisse à Ronsard la pension que son prédécesseur lui accordait. Néanmoins, Ronsard perd son titre de poète officiel de la cour au profit de Desportes. C'est alors que Ronsard se retire dans l'un de ses prieuré en Touraine. Quelques temps plus tard, il fera la connaissance de sa belle et jeune Hélène de Surgères pour qui il écrira 130 sonnets lui déclarant son amour. Ce sont les fameux Sonnets à Hélène. Entre 1578 et 1583, il reste dans sa campagne natale. Prenant de l'âge, le poète souffre de goutte et d'insomnie. Il dicte ses derniers vers qui reflète la douleur qu'il ressent et la mort qu'il voit s'approcher à grands pas. Il meurt peu après Noël 1585 dans son prieuré de Saint Cosme près de Tours.
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(c) 30/09/2001 - association Animation Renaissance Amboise - dernière MAJ 19/02/2002 |
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