| TOUTES LES CATEGORIES | |||||
| PERSONNAGES | ||||
| LEONARD DE VINCI | ||||
| Léonard de Vinci 1452 - 1519 |
|
|
Léonard de Vinci, acceptant l'invitation de François 1er, roi de France, de venir en France. En octobre 1516, il arrive en Touraine, et se voit donner le manoir du Clos Lucé. |
|
Présentation
du
Présentation du Pour
communiquer |
Le Clos Lucé Le manoir du Cloux (ou Clos Lucé) (voir l'image) est la dernière demeure de Léonard de Vinci. Cette bâtisse est construite sur des terres données en 1214 par Sulpice III aux religieuses de Moncé. La demeure, faite de briques roses et de pierres blanches (voir l'image), est construite durant le règne de Louis XI. Celui-ci offre une situation à Etienne le Loup, marmiton du roi dont ce dernier a apprécié le sens de la répartie, en le nommant maître d'hôtel puis garde forestier à Amboise et Montrichard. Etienne le Loup, souhaitant avoir une maison en rapport avec sa nouvelle situation, achète le Clos Lucé, appelé à cette époque manoir du Cloux. Ce manoir comprend une tour carrée et une guette dédiées à sa défense. D'étroites fenêtres sont faites dans les murs et nous voyons encore aujourd'hui les traces de l'existence d'un pont levis. Dans sa propriété, Etienne le Loup a un colombier dans lequel il élève cinq cents pigeons. Cela représente à cette époque un signe évident de richesse. Cependant, Etienne le Loup, terrorisant les amboisiens en pointant un canon sur eux, déclenche la disgrâce du roi. Le Clos Lucé est alors acquis par Charles VIII, le 2 juillet 1490, pour trois mille cinq cents écus d'or. Ce dernier, revenant d'Italie, avec des ouvriers italiens, fait construire une chapelle pour Anne de Bretagne qui vient y méditer régulièrement. Charles VIII vient également au Clos Lucé pour s'y reposer de ses soucis de souverain. Par la suite, François d'Angoulême, futur François Ier, vient y jouer au ballon, à l'arc et aux jeux guerriers avec son ami Fleurange. De même Marguerite de Navarre y séjourne et y aurait écrit les premières pages de son livre : L'Heptaméron. Lorsque François Ier part en Italie, sa mère, Louise de Savoie habite au Clos Lucé. Enfin il abrite un des plus grands génies de l'histoire, Léonard de Vinci. Il y a par la suite d'autres visiteurs célèbres au Clos Lucé : Clément Marot, Saint François de Paule et Henri III. Ce domaine est épargné pendant la Révolution Française grâce à la famille d'Amboise. Actuellement il est la propriété de la famille Saint Bris. Aidée des Beaux Arts, cette famille essaie de lui rendre le cachet qu'il avait du temps de Léonard de Vinci. Léonard de Vinci au Clos Lucé Léonard de Vinci s'installe en 1516, probablement en octobre, au Clos Lucé, acceptant l'invitation de François 1er. Il est accompagné de Melzi, fidèle disciple, et de son serviteur Battista de Villanis. Il passe par la Suisse, les Alpes et la Savoie. Le voyage se fait à dos de mulet. Léonard de Vinci emmène trois toiles avec lui : la Joconde, Sainte Anne, Saint Jean Baptiste. François 1er, comprenant le génie qu'il est, l'accueille avec honneur. Chaque jour, ou presque, il prend plaisir à discuter avec ce génie. Un passage souterrain (voir l'image) relie le château d'Amboise et le Clos Lucé. Quand François 1er souhaite venir incognito, il emprunte ce passage. De sa chambre (voir l'image), Léonard de Vinci et son protecteur, François Ier, peuvent voir le château d'Amboise (voir l'image). Dans la cuisine du Clos Lucé (voir l'image), les deux amis se restauraient. François Ier attribue une somme de sept cents écus d'or par an à Léonard de Vinci. De même il paye toutes les toiles qu'il lui achète. François Ier aurait dit de son hôte :
Le roi, sa sœur et toute la Cour éprouvent une réelle affection pour cet homme. Il retrouve en France Pacello, paysagiste, et d'autres italiens, menuisiers, tailleurs de pierre, tous occupés à embellir le château d'Amboise. Léonard de Vinci organise maintes fêtes pour son ami François 1er. En septembre 1517, au cours de l'une d'elles, il aurait montré un automate en forme de lion qui laisse échapper des fleurs de lys de sa bouche lorsqu'on le frappe sur son poitrail. Pour remercier François 1er et la Cour, Léonard de Vinci offre le 17 juin 1518 une féerie. Galeazzo Visconti nous le décrit :
Mais Léonard de Vinci n'a pas fait qu'organiser des fêtes à Amboise. Il aurait fait les plans d'un château idéal pour François 1er avec des innovations techniques invraisemblables : téléphonie, allée d'eau, portes se fermant seules. Il aurait dessiné les plans du château de Romorantin, travaillé sur l'assèchement de la Sologne et imaginé des maisons démontables pour la Cour, sans cesse en déplacement. Tout cela fait douter Kenneth Clark sur la paralysie de la main droite de Léonard de Vinci. Le 23 avril 1519, sentant la mort venir, Léonard de Vinci fait son testament. Il y lègue à Francesco Melzi tous ses livres, dessins et instruments relatifs à la peinture. Il lègue à son serviteur Battista de Villanis une partie de son jardin qu'il détient dans le milanais. Il lègue à Mathurine, sa servante, des draps et vêtements de qualité comme son grand manteau noir. Il meurt le 2 mai 1519, François 1er étant à son chevet (il persiste à cela une incertitude) (voir l'image) Francesco Melzi écrit aux frères de Léonard de Vinci :
|