Animation Renaissance Amboise et son spectacle A la Cour du Roy François vous propose le dossier :

TOUTES LES CATEGORIES

SPECTACLE

PRESTATIONS

AIDE

PERSONNAGES

1508 - 1580

FAVORITES

FRANCOIS 1ER
1 / 1

BIOGRAPHIE


Anne de Pisseleu

1508 - 1580


Après Françoise de Foix, Anne de Pisseleu devient la jeune maîtresse du roi François 1er .

 
 
Document sans titre

 ACCUEIL DU SITE

Présentation du
spectacle
en français

 SPECTACLE
 RESERVATION

 AVIS
 DATES
 TARIFS
 ITINERAIRE


 PHOTOS
 VIDEOS

 

Présentation du
spectacle en
langues étrangères

 ANGLAIS
 ALLEMAND
 ITALIEN
 ESPAGNOL
 HOLLANDAIS
 JAPONAIS

 

Document sans titre

Pour communiquer
entre vous
ou avec nous

 LIVRE D'OR
 FORUM
 RECOMMANDER
 VOTER
 FAVORIS
 CONTACT

 PLAN DU SITE
 
IMPRIMER

 LIENS
Moteur de recherche



      Moteur de recherche    

        Mot exact     

Notre Lettre d


Notre
Lettre d'information

S'abonner
Se désabonner


 

Elle est née dans l'Oise à Fontaine-Lavaganne (voir l'image) (pour certains historiens, elle serait née au château de Beaucamp (voir l'image)).  Elle est issue d'une famille noble, fille de Guillaume de Pisseleu, chevallier d'Heilly et de Anne Sanguin de souche noble également. Très tôt, après le décès de sa mère, Anne de Pisseleu vit au château d'Heilly, celui de Fontaine-Lavaganne étant délabré. Elle reçoit de sa belle-mère, Madeleine de Laval, une éducation complète, sachant lui donner le goût de la littérature (elle connaît les littératures grecque et latine et aime à faire des vers), des arts et de la science.

Elle arrive à la cour dès son adolescence, en 1522. L'année suivante, elle devient demoiselle d'honneur de Louise de Savoie, mère de François 1er. Pendant trois ans, elle fait l'apprentissage de la galanterie et de l'art de séduire.

En 1526, François 1er est libéré de sa captivité en Espagne. Il rejoint le royaume de France. Sa mère, Louise de Savoie, vient à sa rencontre à Bayonne. Elle est accompagnée de ses demoiselles d'honneur. Françoise de Foix (voir l'image), la favorite actuelle de François 1er n'est pas venue. Ce qui plait plutôt à Louise de Savoie qui ne l'aime pas beaucoup, souhaitant diminuer son influence sur le roi. Françoise de Foix, comtesse de Chateaubriand, est de plus accusée d'avoir des liaisons avec Bonnivet et le connétable de Bourbon. Cela permet à Louise de Savoie de mettre en avant Anne de Pisseleu. François 1er ne peut que succomber à cette jeune femme blonde, aux yeux bleus, au corps harmonieux et arborant un air surement faussement candide.Clément Marot (voir l'image) dit de sa beauté :

"Sans préjudice à personne
Je vous donne
La pomme d'or de beauté,
Et de ferme loyauté
La couronne."

Clément marot nous confie qu'elle a le teint pâle et qu'elle se maquille pour harmoniser son teint à la couleur de ses yeux :

"Vous reprendrez, je l'affie,
Sur la vie
Le teint que vous a ôté
La déesse de beauté
Par envie."

On dit d'Anne de Pisseleu qu'elle est très ambitieuse et que ses actes sont souvent calculés. C'est une femme très intelligente. Son souhait est de devenir la favorite du roi. Et Françoise de Foix qui vient rejoindre le roi à Bordeaux s'en rend compte. Pendant plusieurs mois, les deux femmes vivront en froid. Finalement, en 1528, Anne de Pisseleu devien la favorite du roi. Elle le sera jusqu'à la mort du monarque.

Réputée pour sa beauté et son intelligence, elle réussit à imposer ses idées au roi, son amant. Elle ne le mainupule pas mais émet des avis qui sont écoutés du roi. En effet, plus que par son physique - certe avantageux - c'est par sa vivacité d'esprit et par son intelligence qu'elle retient François 1er. Elle sait se faire respecter de la Cour, gardant une certaine distance. Ainsi n'habite-t-elle pas dans la demeure royale. Elle apprécie la compagnie des gens de lettres.

Anne de Pisseleu rencontre une rivalité en la personne de Diane de Poitiers. Cette dernière est la maitresse d'Henri II, alors dauphin et de vingt ans son cadet. Tout sépare ces deux femmes. Si Diane de Poitiers est opposée aux idées luthériennes, Anne de Pisseleu est plus tolérante. Anne de Pisseleu souhaite éliminer Diane de Poitiers, qu'elle juge dangereuse, capable de manipuler le roi et le dauphin, Henri II. Anne reste la favorite du roi, même si elle n'aime pas ce dernier, mais sachant toujours lui plaire. Brantôme dit à ce sujet :

"Si le roy n'était pas fort fidèle à madame d'Etampes, elle ne se piquoit pas non plus de beaucoup de fidélité pour lui."

Anne de Pisseleu essaiera de se mêler dans les intriques politiques mais elle n'arrivera à rien. En effet, François 1er ne mélange pas affaires d'état et affaires de cœur.

Anne de Pisseleu devient une femme qui a beaucoup d'influence sur les décisions de François 1er.

En 1534, François 1er accorda la main de Anne de Pisseleu à Jean de Brosse (voir l'image). Ce dernier, fils de proscrit, est heureux de se refaire une situation. Il retrouve ses terres en Bretagne. François 1er leur offre le comté d'Étampes (qui deviendra duché en 1537). Anne de Pisseleu portera dès lors le titre de duchesse d'Étampes. François 1er se montre généreux avec le couple. Il nomme Jean de Brosse gouverneur de Bretagne. C'est aussi pour l'éloigner qu'il lui donne ce titre. Il offre à Anne de Pisseleu des terres sur Meudon. Elle est la protectrice des artistes tel que Clément Marot. Ce dernier, pour marquer l'acquisition du comté d'Etampes, compose un poème :

"Ce plaisant val que l'on nomme Tempé
Dont mainte histoire est encore embellie,
Arrosé d'eaux, si doux, si attrempé,
Sachez que plus il n'est en Thessalie
Jupiter Roy, qui les coeurs gaigne et lie,
Là de Thessalie en France réunie,
Et quelque peu son propre nom mué;
C'est, pour Tempé, veut qu'Estampes s'appelle
Ainsi lui plaî; ainsi l'a situé
Pour y loger de France la plus belle."

Dès 1539, Anne de Pisseleu sent qu'elle n'a plus la même influence, et ce au profit de Diane de Poitiers (voir l'image). Elle la contre, jusque dans la religion, se faisant protestante et répandant les idées de Calvin avec Marot, Dolel ou la comtesse d'Uzès.

En 1545, François octroie à Jean de Brosse et Anne de Pisseleu de nombreux fiefs qui sont saisis au chancellier Guillaume Poyet, abbé de Bardonet.

Elle aimait tellement s'introduire dans la vie politique du pays qu'elle fut, en 1547, à la mort de François 1er, accusé d'avoir  vendu des secrets d'état à Charles Quint. En effet, la rivalité entre Anne de Pisseleu et Diane de Poitiers (qui est la maîtresse du futur roi Henri II) s'expriment également en politique extérieure. Voulant minimiser le prestige d'Henri II par une éventuelle défaite, elle livre des secrets d'état à Charles Quint et Henri VIII. Elle dévoile également le plan de marches des armées françaises. François 1er était au courant de ces actes et a écrit sur les murs du château de Chambord : "Souvent femme varie, bien fol qui s'y fie". Ses démêlés avec Diane de Poitiers la rattrapa. Cette dernière lui fait saisir ses biens et ses bijoux, dont certains furent donnés à Diane de Poitiers. Anne de Pisseleu est renvoyée dans son duché.

Toutes les personnes sous sa protection furent écartées d'elle. Son mari la séquestre dix huit ans durant en Bretagne dans le château de la Hardouinaye. En 1576, elle reçoit les chefs protestants.

En 1580, après avoir vécu la mort de son protecteur François 1er en 1547, celle de son ennemi Henri II en 1559, celle de sa rivale Diane de Poitiers en 1566, elle s'éteint à Heilly dans les premiers jours de septembre. Anne de Pisseleu avait été surnommée "la plus savante des belles et la plus belle des savantes".


  Dossier créé le 27 octobre 2001 - Mis à jour le 27 octobre 2001 - Animation Renaissance Amboise - (c) 2005