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Les évènements sous Jean II le Bon Le combat des Trente mars 1351 |
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Nous sommes en mars 1351. Robert de Beaumont va assiéger Ploërmel. Seulement cette ville résiste. Aussi la prise de cette ville va-t-elle se régler par un combat entre 30 chevaliers dans chaque camp. C'est un des plus sanglants combat du Moyen-age. En Bretagne, les partisans des Monfort s'oppose à ceux des Penthièvre pour diriger le duché, et ce depuis 1341. La peste s'ajoute en 1348 à ces combats pour décimer la population. Aussi chaque partie ne se contente que de défendre ses positions. En mars 1351, Robert de Beaumont, agissant pour le compte des Penthièvre, arrive devant Ploërmel. Son souhait est de s'en emparer. Mais cette ville, sous le commandement de Brandebourg résiste. Robert de Beaumont propose alors un tournoi entre les deux parties. Brandebourg, séduit par l'idée augmente même le nombre des chevaliers qui y participeront. Trois jours après, soixante chevaliers se retrouvent dans un champ clos. Sur les trente chevaliers de chaque clan, il y en a cinq à cheval et les autres sont à pied. Le choix des armes est libre et est constitué de dagues, épées et haches. Lorsque le signal est donné, les soixante chevaliers se lancent les uns vers les autres. Et cela se fait dans le vacarme des armures et des armes qui s'entrechoquent. Si les hommes de Brandebourg commencent par prendre le dessus, ce dernier tombe à la suite d'un coup de lance. Il ne se relève pas. Une pause dans les combats est faite. Les combats recommencent et Beaumont, se battant à pied, est gravement blessé. Les bretons s'agglutinent pour former un carré et ainsi réduire à néant les offensives françaises. Montauban, le seul encore à cheval, fonce sur le carré breton qui s'ébranle, permettant aux chevaliers français d'assaillir leurs adversaires. Devant un tel assaut, ils se rendent. Il reste neuf bretons et six français sur les soixante chevaliers du départ. Si les survivants sont vus comme des héros, les clercs n'approuvaient pas cette recherche d'honneur des chevaliers. La chevalerie établit à partir du XIIème siècle un code "éthique". Ainsi les valeurs de courage, de loyauté, de courtoisie sont-elles mises en avant et font des chevaliers les protecteurs des représentantes du sexe féminin. Aussi ces exploits représentent-ils pour eux un moyen de séduction. |
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