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Les instruments de musique de laRenaissance |
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Les instruments au temps de la Renaissance sont relativement nombreux si l'on tient compte ceux pour la danse guerrière et pour la danse récréative. |
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La danse guerrière Buccins et trompettes, litues et clairons, cors et cornets, tibies et fifres, arigots sont les instruments utilisés à cette occasion. Mais l'instrument de choix est le tambour. Le fifre est une petite flûte traversière à 6 trous. Il a une sonorité aigu et un timbre perçant. Le tambour (voir l'image), lui, est composé d'une cavité cylindrique en bois ou en métal aux extrémités duquel sont tendues deux peaux, dont une est frappée avec des baguettes. La cavité amplifie les sons fait par la mise en vibration de la cavité elle-même, ou de l'une des peaux. La danse récréative Les instruments de musique à la mode sont, dès le milieu du XVI ème siècle, la vièle (ou vielle), la viole, le violon et le cistre. Sous le règne de François 1er, c'est le luth qui prédomine. Pour vous aider à visualiser ces instruments, on peut dire que la vièle est l'ancêtre du violon, le cistre celui de la guitare. Le luth (voir l'image) est composé d'une caisse de résonance piriforme prolongé par le manche sur lequel est disposé un cheviller en équerre. Entre le XIV ème et XV ème siècle, il est en pleine mutation. De quatre cordes, il évoluera vers cinq puis six cordes. Au XV ème siècle, ses cordes seront doublés par un deuxième rang appelé les chœurs. Les chœurs, par la mise en vibration des premières vibrent à leur tour. On dit qu'ils vibrent par sympathie. Quant à sa sonorité, contrairement au fifre, son timbre et chaud et profond et a un son de faible intensité. Cet instrument de musique joue un rôle essentiel dans l'évolution de la musique. Instrument polyphonique à l'origine, il donna l'idée novatrice d'accompagner la mélodie puis par la suite, de créer les suites. Cet instrument demande un certain temps à être accordé. C'est pourquoi on voit apparaître les préludes non mesurés qui permettent au luthiste d'accorder son instrument. Les mélodies qui suivent seront, elles, mesurées. En effet, c'est à cette époque que les compositeurs prennent l'habitude de suivre certaines règles quant à la transcription par écrit des mélodies. Cette notation musicale est appelée tablature. Le luth commence à perdre sa notoriété vers 1680 et cela est essentiellement dû à l'arrivée du clavecin. Il sera encore utilisé jusqu'au milieu du XVIIIème siècle. La viole est composé d'un corps plus long qu'un violon et qui se rétrécie vers le manche. Son dos est plat. Sa table est munies d'ouïes en forme de C. La viole comporte aussi une touche équipée de frettes. Son nombre de cordes varie de 5 à 7 cordes. Elle est accordée sur le même principe que le luth (quarte et tierce). Il existe différentes types de viole en passant de la soprano à la contrebasse :
Parmi toutes ces violes, il y deux catégories : les violes de gambe (voir l'image) et les violes d'amour (voir l'image). Les violes de gambes sont tenues entre les jambes alors que les violes d'amour ou à bras sont tenues sur le bras. Ces dernières sont proches du violon. Cet instrument fera son apparition au XV ème siècle mais sera très pratiqué entre le début du XVI ème siècle (fin de la Renaissance) jusqu'au milieu du XVIIIème siècle. Il sera l'emblème de la musique baroque. La vièle (ou vielle) (voir l'image) est un instrument originaire d'Orient apparaissant au VIIIème siècle. Elle ne verra le jour en Europe occidentale qu'à partir du haut Moyen Age. Comme le luth, elle connaît elle aussi des transformations et cela jusqu'au XIII ème siècle. Elle est alors composée d'un dos et d'une table légèrement bombées. Ses cordes sont au nombre de cinq. Les éclisses sont rapprochées du centre. Le chevillier plat est muni de cinq chevilles qui le traversent. A l'aide d'un archet, le musicien joue de la vièle comme de la viole de gambe (entre les jambes). Elle servait d'accompagnement aux chants et aux récits. Le cistre (voir l'image) a comme prédécesseur la cithara. Il fait son apparition dès le XIIIème siècle en Europe occidentale mais sera vraiment remarqué dès la fin du XVème siècle et cela jusqu'au milieu du XVIIème siècle. Sa caisse de résonance est arrondie et à fond plat. Son manche, plus long que celui du luth et plus étroit, est muni de 15 à 20 frettes métalliques inclues dans la touche. Attention : ne pas confondre avec un faux ami, le sistre égyptien !
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